jeudi 13 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 50 à 46

Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, vous l'attendiez tous, c'est enfin le Top 50!


#50 « Breaking The Law » Judas Priest, 1980

Engagé dans une course aux armements avec Iron Maiden (plus vite, plus complexe, plus méchant) Judas Priest décide de tout simplifier à l'extrême (écoutez ce break...) 2 minutes 38 plus tard, un classique est né.

Clip: A « Au secours! Mes oreilles! Prenez tout! »



#49 « Prison Song » System Of A Down, 2001

« Drug money is used to rig elections and train brutal corporate sponsored dictators around the world » Grâce à SOAD, vous n'ignorez plus que nous vivons dans un monde violent et corrompu. Mais vous pouvez aussi reprendre espoir en constatant que du chaos apparent peut surgir une chanson potable.

Clip: Inexistant. Une opportunité gâchée de dénoncer l'Amérique.



#48 « Hot Blooded » Foreigner, 1978

Si j'avais choisi d'établir la liste des « plus grands morceaux qu'on a un peu honte d'avoir sur son iPod mais qu'il est impossible de ne pas reprendre en choeur », Foreigner se serait approché très près du Top 10 avec « I Want To Know What Love Is ». Niveau hard-rock, c'est un peu moins bien, mais ils n'ont pas non plus à se plaindre.

Clip: Inexistant. Toutefois, le clip d'« I Want To Know What Love Is » est démentiel.



#47 « Over The Edge » L.A. Guns, 1991

Plutôt que de vous gonfler avec les manoeuvres obscures qui ont agité la scène des Los Angeles dans les années 80 (L.A. Guns + Hollywood Rose = Guns N' Roses), concentrons-nous sur un de mes disques favoris, « Hollywood Vampires ». Un, je l'ai acheté sur un coup de tête. Deux, j'ignorais à l'époque qu'il avait été utilisé dans la BO du mythique « Point Break ». Trois, aucun remplissage et un son qui tient remarquablement la route deux décennies plus tard, un exploit. Le massif « Over The Edge », qui ouvre l'album, vous le prouve.

Clip: Inexistant. Et souvenez-vous, Patrick Swayze est mort.



#46 « Won't Get Fooled Again » The Who, 1971

Par pitié tâchez d'effacer de votre mémoire « Les Experts: Miami » et le cabotinage de David Caruso. C'est le cri poussé par Roger Daltrey qui est inoubliable. Et les premiers synthés de l'histoire.

Clip: Inexistant. Les Who vous pissent à la raie.

mercredi 12 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 55 à 51

Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, journée des poils sur la figure.


#55 « Cat Scratch Fever » Ted Nugent, 1977

Vous n'allez pas le croire, mais malgré la mention de kitty et autre pussy, « La maladie des griffes du chat » n'a pas pour thème principal les symptômes et moyens de prévention de la lymphoréticulose bénigne d'inoculation. C'est une honte, car non détectée à temps, cette affection peut provoquer des complications graves!

Clip: Inexistant. Ted a depuis rasé sa moustache.


#54 « The Lost Art Of Keeping A Secret » Queens Of The Stone Age, 2000

A chaque fois que je suis sur le point de me convaincre que les QOTSA sont vraiment très bons, je me souviens que Kyuss était bien meilleur. Et ça me rend amer. Cela dit, pourquoi en vouloir à Josh Homme? John Garcia aurait-il été capable de fredonner ce délicieux « Whatever you do »?

Clip: C Bande originale d'un film à petit budget? Expliquez-moi.


#53 « Judith » A Perfect Circle, 2000

Un inconnu peut-il fonder un supergroupe? Oui, s'il arrive à recruter Maynard Keenan de Tool. Qui n'aime pas Dieu parce que sa mère paralysée croyait en lui. Les rockeurs ont parfois une âme tourmentée.

Clip: A Le monde a besoin de plus de bassistes en mini-jupe. Qui s'attachent les cheveux devant une caméra.



#52 « Born To Be Wild » Steppenwolf, 1968

Si tout le monde est au courant pour le chant de ralliement des bikers qui ont une vraie moto ainsi que pour l'apparition du terme « heavy metal », le plus stupéfiant dans cet hymne rock n'roll est qu'il est chanté par un natif de la défunte Prusse-Orientale. Il y a une bonne chance que ce soit le seul.

Clip: Inexistant. A part ça, faire de la moto sans casque dans les grands espaces, ça a l'air sympa comme tout, mais vous êtes au courant de ce qui arrive à la fin d' « Easy Rider », non?



#51 « Powertrip » Monster Magnet, 1998

Après avoir attiré l'attention des drogués quelques années auparavant avec un titre d'album (« Dopes To Infinity ») plus que prometteur, Monster Magnet laisse de côté l'influence sabbathienne pour tenter de produire des hits, dont cet hymne à la Française des Jeux. I NEVER GONNA WORK ANOTHER DAY IN MY LIFE! Il faudrait vraiment que je joue à l'Euro Millions.

Clip: B Quand j'aurai gagné le pactole, ma vie ressemblera exactement à ça.

mardi 11 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 60 à 56

Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, WHITE TRASH, BABY.


#60 « You Really Got Me » The Kinks, 1964

Sans vouloir jouer les Philippe Manoeuvre, il est clair que ce morceau marque la naissance du hard-rock: distorsion, riff, hurlements, solo, paroles débiles. Et même les cheveux. Tout y est.

Clip: Vous rigolez ou quoi?


#59 « Cupid's Dead » Extreme, 1992

Encore sonné par le raz-de-marée acoustique de « More Than Words », Extreme revient avec un concept-album fumeux (pléonasme) et follement ambitieux. Respectueux de l'effort, le fan prête une oreille polie aux volets « pop » et « opéra-rock » de la trilogie mais ne retient que les exploits de Nuno Bettencourt. Comme celui de faire oublier, le temps de « Cupid's Dead », que « funk-metal » est en vérité un gros mot.

Clip: Inexistant. Désolé pour la photo de groupe. Vraiment.


#58 « No Sleep Till Brooklyn » Beastie Boys, 1986

Ne croyez surtout pas ce qu'on vous dit, les Beastie Boys n'ont jamais popularisé le rap auprès des petits blancs, ils ont popularisé les Beastie Boys auprès des petits blancs. Le tout à coups de samples choisis avec soin (Led Zep, Black Sabbath) et de slogans débiles. La guitare perverse de Kerry King (Slayer) fait ici office de caution thrash-metal et bracelet à clous.

Clip: B Quel humour.


#57 « Discipline » Nine Inch Nails, 2008

« Head Like A Hole »? Je n'ai rien contre Depeche Mode, mais quand même...
« Wish »? Absolument démentiel, mais un poil trop violent.
« Closer »? La perfection industrielle, mais pas de guitares.
Quelque chose de « The Fragile »? Rien ne ressort de l'oeuvre, c'est bien ça le problème.
« The Hand That Feeds »? Trop dance-floor.
A force de me creuser la tête pour choisir LE chef d'oeuvre hard-rcok de Trent Reznor, j'étais sur le point de renoncer à le faire figurer sur cette liste, quand je me suis souvenu du dernier album, direct et resséré. Et si « Echoplex » a tenu la corde cinq minutes, c'est « Discipline » qui entre au panthéon grâce à un classique de NIN: le petit refrain à fredonner en fin de morceau. Saurez-vous le reconnaître?

Clip: Inexistant. Ce tournage soigné d'une répétition le remplace avantageusement.


#56 « Bawitdaba » Kid Rock, 1998

Meilleure surprise hard-rock de la fin des années 90 et triomphe du white-trash US, il est ici question de topless dancers, chicks with beepers, crackheads, crooked cops, et autres caps of meth. Sans oublier, vous tous qui vivez dans le parc de mobil-homes, de « Get in the pit and try to love someone! »

Clip: B+ Pour tous ceux qui avaient besoin d'une illustration du terme « white-trash »

lundi 10 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 65 à 61


Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, Metallica change de cap pour se faire un max de thunes.


#65 « Don't Speak (I Came To Make A Bang) » Eagles Of Death Metal, 2006

Pas de panique, personne ne joue de death-metal ici, ça n'est qu'une blague pourrie qui n'a jamais induit personne en erreur. (Au contraire de ces enfoirés de Godspeed You Black Emperor!... J'avais failli me faire avoir un jour où il me fallait ma dose de riffs sépulcraux.) C'est tout simplement Josh Homme avec des copains, quelque part à mi-chemin dans sa quête effrénée pour jouer avec tous les rockers de la planète.

Clip: Inexistant. A peu près sûr qu'il y a une pub Nike qui traîne, néanmoins.


#64 « Cities On Flame With Rock N' Roll » Blue Öyster Cult, 1972

Le « premier groupe américain de heavy-metal » n'aura au fond été devancé que par Black Sabbath. Un journaliste new-yorkais leur écrivait des textes au-dessus de la moyenne (sauf ici), mais ce qui nous intéresse c'est le tempo ralenti au maximum pour bien profiter d'un riff juteux à souhait. Si vous préférez « Don't Fear The Reaper », je ne sais pas quoi vous dire.

Clip: Inexistant. Une ville, des flammes, du rock n'roll: ce n'est pourtant pas compliqué.



#63 « Enter Sandman » Metallica, 1991

Les purs et durs s'étaient déjà sentis trahis en 1988 avec le clip de « One », et la promesse brisée de ne jamais tourner de vidéo. Metallica n'en aura cure, engagera Bob Rock à la production, simplifiera les morceaux et vendra des millions du « Black Album » pour devenir un poids lourd du rock mondial. Les purs et durs peuvent toujours écouter « ...And Justice For All » en boucle.

Clip: F Littéralement impossible à regarder.


#62 « Seventeen » Winger, 1988

Qu'est-il arrivé à cette époque bénie au cours de laquelle écrire une ode au détournement de mineure pouvait vous faire gagner des millions de fans plutôt qu'une convocation au tribunal? Avant de vous offusquer, j'espère que vous réalisez qu'il n'y a pas grand écart entre 17 et 18 (quelques jours, techniquement) et que de toute façon Mötley Crüe avait fait bien pire avec « She's only fifteen, she's the reason, the reason that I can't sleep ». Rock n'roll.

Clip: D Un commentaire, Elisabeth Badinter?


#61 « Revolve » Melvins, 1994

Originaires de l'Etat de Washington, formés la même année que Nirvana et signés sur une major avec l'appui de Kurt Cobain: la crédibilité indie des Melvins est assurée pour l'éternité. Leur crédibilité hard-rock ne tient pas qu'à leurs coupes de cheveux ni même à des patronymes prédestinés (Buzz Osborne...), mais au fait qu'ils ont bien compris que heavy ne signifie pas forcément lourdingue.

Clip: C Cette tête qui flotte en l'air semble superflue.

jeudi 6 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 70 à 66

Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, tu marches tel un robot dans les couloirs du métro.


#70 « Surfing With The Alien » Joe Satriani, 1987

La musique de Satriani méritait clairement mieux que de finir comme accompagnement sonore à « Auto-Moto », (et de se faire plagier par les eunuques de Coldplay) mais son destin était scellé dès le départ: on ne peut pas écouter cette guitare sans avoir envie de faire chauffer la Corsa sur la voie-express.

Clip: Inexistant. Fermez les yeux et imaginez des bolides multicolores sur un circuit.


#69 « Antisocial » Trust, 1980

Le seul et unique tube français du hard-rock est un paradoxe. Car si le final en forme de cri de guerre anarchiste est parfait au point d'avoir été repris en choeur par tous les types bourrés du pays, il ne peut sauver le reste du morceau, hâché par une diction impossible. Trust dévoile ainsi dans cette heure de gloire que langue française et rock n'roll resteront à jamais séparés par un gouffre. On connaît le sort de tous ceux qui ont essayé de le franchir.

Clip: Inexistant. On se demande juste comment ils auraient illustré « Impossible de violer cette femme pleine de vices ».


#68 « Gone » The Black Crowes, 1994

A force d'écouter « Exile On Main Street » et Lynyrd Skynyrd, les frères Robinson ont l'idée de monter leur propre groupe. Chris va en profiter pour porter des chemises à jabot, danser pieds nus dans les clips, shooter de l'héroine et sauter Kate Hudson. Rich se contentera de faire la gueule sur toutes les photos. Mine de rien, le classic-rock américain leur doit une fière chandelle.

Clip: Inexistant. Vous n'avez qu'à jouer à « qui est qui? »


#67 « Weeds » Life Of Agony, 1997

Hésitant entre hardcore et grunge, les Life Of Agony choisiront qu'au fond il valait mieux essayer d'écrire une belle chanson. Ça tombe bien, c'est la seule que je connaisse: « And I-I can feel it/This place between us » Je ferais un malheur au karaoke-bar.

Clip: C Je peux éventuellement pardonner la gomina, mais pas cette moue dégoûtée.


#66 « Walk This Way » Run-DMC, 1986

Problème n°1: ceci est d'assez loin le meilleur morceau d'Aerosmith, et le mérite en revient à 90% à Run DMC. Problème n°2: cette version hip-hop qui a réssuscité leur carrière a rendu possible des atrocités telles que « I don't want to miss a thing » (BO du grotesque « Armageddon » avec Bruce Willis, Ben Affleck et – surprise – Liv Tyler) ainsi qu'une apparition à la mi-temps du Superbowl en duo avec Britney Spears. Aerosmith, ou le pire come-back de l'histoire.

Clip: A Les rappeurs new-yorkais ont plus de classe que les rockeurs blancs. Surprise du siècle.

mercredi 5 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 75 à 71

Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, Marilyn Manson, un tour dans le Commonwealth et le groupe préféré du père biologique de Dexter (je vous jure, c'est dans la 1ère saison et probablement la seule séquence crédible de toute la série)


#75 « The Beautiful People » Marilyn Manson, 1996

L'unique objectif de Manson était de choquer le chrétien à coups de tenues SM, de maquillage blafard et de lentilles de couleurs. Sans oublier les dentiers personnalisés. Dommage qu'il n'appliqua pas son goût du perfectionnisme à sa musique. Les guitares sont grassouillettes, les bruitages puent les mid-90's à des kilomètres et les paroles en rajoutent dans le blasphème. Mais pourquoi ne pas se l'avouer, le temps d'un album, la recette fonctionne. Que celui qui n'a jamais fait vibrer ses cordes vocales façon zombie me jette la première pierre.

Clip: B Une question qui me taraude: comment fait-on pour descendre de ces échasses?


#74 « Runnin' Wild » Airbourne, 2007

Ils sont bas de plafond, Australiens, passablement excités, et AC/DC est en préretraite depuis une éternité. Je ne vois pas pourquoi je bouderais mon plaisir.

Clip: B Le permis de Lemmy lui a été retiré il y a longtemps.


#73 « Life » Devin Townsend, 1998

Le meilleur projet du taré canadien s'appelait au choix « Ocean Machine », « Devin Towsend's Ocean Machine » ou « Biomech ». Voire « Ocean Machine Biomech », vu que personne ne s'est jamais donné la peine de clarifier. En attendant, un album unique à la production « vaisseau spatial » (écoutez et vous comprendrez. Peut-être) et parfois de vraies mélodies. Ici, même le solo de guitare se fredonne, on se croirait chez Mick Ronson.

Clip: F Plus de sous pour payer le réalisateur?



#72 « Slow Ride » Foghat, 1975

Les plus perspicaces auront saisi qu'il ne s'agit pas ici d'incitation à la prudence au volant mais d'expliquer à sa copine qu'il faut y aller doucement pour que ça dure toute la nuit. Mais ce que personne n'a jamais pu totalement comprendre, c'est pourquoi la version album de « Slow Ride » s'étire sur 8'17''. Il y a une différence entre faire durer le plaisir et traîner en longueur.

Clip: Inexistant. Des regrets?


#71 « Miss America » Love/Hate, 1992

Un bassiste gaucher (« Skid », probablement pas son vrai nom) aux faux airs de Slash et un chanteur (« Jizzy Pearl », définitivement pas son vrai nom) issu d'un croisement raté entre Jim Morrison et Bon Scott. Love/Hate aurait dû se recycler dans les concours de sosies après une courte carrière et deux albums au style indéfinissable. Allez, je me lance quand même: dans leurs meilleurs moments, ils sonnent comme des Guns N'Roses qui auraient préféré les Beatles à Aerosmith. Mais en beaucoup moins bien.

Clip: Inexistant. Mais si vous aimez avoir le tournis, ils en ont sorti trois.

mardi 4 janvier 2011

Hard-Rock Top 100: N° 80 à 76

Ceci est la liste définitive des cent meilleurs morceaux de Hard-Rock jamais enregistrés (un par groupe ou artiste solo). Toute discussion future est nulle et non avenue. Merci de vous en souvenir. Je m'y connais plus que vous.
Aujourd'hui, des affreux, des vieux cons et des filles qui ne se lavent pas.


#80 « It's Not Love » Dokken, 1985

La recette infaillible du succès? Gimmick d'intro, ryhtmique en béton, chanteur qui monte sans problème dans les aigus, tête de mort en relief sur la gratte, riff chromé, plein de cheveux, refrain facile à scander tout en brandissant le poing, solo pompé chez Van Halen, Los Angeles: un sans-faute.

Clip: B+ J'espère que Don Dokken a partagé la groupie avec ses copains.



#79 « Questioning My Sanity » L7, 1994

Les punkettes de L7 étaient moches comme des poux (quoiqu'un shampooing et des fringues décentes auraient pu sauver la chanteuse), ce qui est de toute évidence un avantage dès lors que l'on espère faire carrière dans cette illusion du « rock au féminin ». Car personne n'a envie de voir une jolie fille se comporter en dégénérée. Tandis que tout est permis à un laideron.

Clip: Inexistant. Mais cette vidéo justifie à elle seule la tenue du festival de Cannes.



#78 « Smooth Up In Ya » Bulletboys, 1988

Le débat est clos. Meilleur que Roth, Axl ou Sebastian Bach, Marq (avec un Q) Torien était le plus grand hurleur du genre. Quand je pense qu'avec un peu de coffre j'aurais moi-même pu aborder les filles avec un « I've said it before and I'll say it again/You're not my type if you don't give in ». Que de regrets.

Clip: D Qui a dessiné ces horreurs?



#77 « Back In The Saddle » Aerosmith, 1976

Steven Tyler, la bouche sur pattes dont la semence a engendré Liv Tyler, a déclaré qu'un jour de 1976 il avait vendu ses trois Porsche pour pouvoir se mettre « la moitié du Pérou dans le nez ». Aujourd'hui ce serait pour s'acheter des foulards.

Clip: Inexistant. Aerosmith s'est rattrapé plus tard en faisant dans le putassier. Jetez un oeil à « Love In An Elevator ».



#76 « Somewhere I Belong » Linkin Park, 2003

C'est au succès de l'abominable « rap-metal » et des infects Limp Bizkit que nous devons l'apparition de Linkin Park au début des années 2000. Groupe préfabriqué (un « DJ », un « rappeur », des petits boucs et des rythmes digitaux) et poussé par la maison de disques au fond de la gorge des ados qui n'y comprennent rien, Linkin Park applique méthodiquement la même formule à chaque morceau et surpasse allégrément les gorets (Fred Durst et cie) qu'ils sont censés copier. Yo.

Clip: C Des millions de dollars ont été dépensés.